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Des incontournables historiques avant la fin de la saison estivale


On l’a tous vécu. Un matin de fin août, tu sors dehors, tu inspires… et le mercure te répond 10 degrés. Hein? Quoi? Déjà? L’été serait passé sans laisser d’adresse? (Oui, c’est là qu’on fige, les mains sur la tête, à se demander où sont passées nos sandales.)

Bonne nouvelle, pas besoin de remonter le temps. Ici, on a mieux que ça. Parce que avant que les attraits touristiques tirent leur révérence après la fin de semaine de la fête du Travail, il reste encore de la place pour rattraper ce que t’as manqué. Et pas n’importe comment.

On t’a déniché quelques incontournables à saveur historique. Des lieux qui racontent, qui surprennent, qui font lever les sourcils juste assez. Des découvertes pêchées spécialement pour toi, grande amatrice ou grand amateur de faits qui sortent de l’ordinaire.

Parce qu’en Abitibi-Témiscamingue, même la fin de l’été a encore des histoires à raconter.

Anisipi – à la découverte de l’eau

Lancé en juillet 2022, Anisipi n’est pas un spectacle ordinaire. C’est une expérience lumineuse et interactive qui utilise la technologie pour raconter l’eau, impressionner… et faire apprendre au passage. Le tout est né d’une collaboration entre Tourisme Amos-Harricana, la communauté Abitibiwinni de Pikogan et Moment Factory.

Le parcours se décline en trois grandes installations. À Pikogan, dans un immense tipi, l’eau prend vie au cœur de la culture anicinabe. Au Refuge Pageau, un tableau lumineux s’anime alors que la faune vient s’y abreuver. Et au puits municipal, la lumière danse à travers la technologie de filtration hydrique, transformant un lieu du quotidien en moment d’émerveillement.

À cela s’ajoutent d’autres arrêts, comme le Pavillon d’interprétation des Eskers, des ponts couverts et des fontaines artistiques.

Pour en savoir plus, visite Anisipi.com. Les installations de Pikogan et des puits sont saisonnières, tandis que celle du Refuge Pageau est accessible à l’année.

Fort Obadjiwan-Témiscamingue – 302 ans d’histoire

Ce n’est pas parce que c’est vieux que c’est plate. Le Fort Obadjiwan–Témiscamingue en est la preuve vivante. Dès 1720, les autorités de la Nouvelle-France autorisent l’établissement d’un premier poste de traite à cet endroit stratégique. Oui, il y a plus de trois siècles.

Et pour mettre les choses en perspective : Ville-Marie sera fondée seulement en 1897. Ça fait 177 ans plus tard. Quant à la présence autochtone sur le site, elle remonte à près de 6 000 ans. Autrement dit, ici, l’histoire ne date pas d’hier… ni d’avant-hier.

Avec un guide, tout ça prend encore plus de sens. On remonte le fil du temps, on plonge dans deux siècles de rivalités entre marchands de fourrures, on traverse la mystérieuse forêt enchantée et on termine, pourquoi pas, les pieds dans l’eau du lac Témiscamingue, à la plage de galets.

Qui sait? Ce sera peut-être ta dernière saucette estivale.

À noter : le Fort Obadjiwan–Témiscamingue ferme sa saison après la fête du Travail.

Le Dispensaire de la Garde de La Corne – Quand les infirmières étaient aussi parfois vétérinaires

Quand on entend « garde-malade », une image surgit presque automatiquement. Blanche, des Filles de Caleb. En tout cas pour celles et ceux nés avant 1995. Blanche, fille fière d’Émilie et d’Ovila, qui choisit les soins de santé à une époque où les options pour les femmes n’étaient pas légion.

Au Dispensaire de la Garde de La Corne, lieu historique national du Canada, ce n’est pas Blanche qu’on rencontre… mais une autre femme tout aussi marquante : Garde Gertrude Duchemin. Pendant près de 40 ans, elle a tenu le fort. Sage-femme, infirmière, vétérinaire à l’occasion et gestionnaire de son dispensaire, elle a porté bien plus que l’uniforme. Elle a porté tout un village.

La visite raconte le rôle essentiel de ces femmes courageuses qui ont veillé sur les pionniers et façonné le tissu social de la région, souvent dans l’ombre, toujours avec détermination.

Et parce qu’ici, on aime joindre l’utile à l’agréable, tu peux aussi profiter de l’endroit pour louer un vélo électrique ou un fat bike et te dégourdir les jambes. Il y a de la suite dans les idées.

À noter : les fat bikes sont offerts à l’année, tandis que la saison touristique du Dispensaire de la Garde de La Corne et la location des vélos électriques se terminent après la fête du Travail.

300 pieds sous terre, là où tout a commencé

À Val-d’Or, l’histoire s’est aussi écrite sous terre. L’ancienne mine Lamaque, mine d’or emblématique, a été exploitée de 1934 à 1989. À peine quatre ans après son ouverture, elle est déjà reconnue pour la richesse exceptionnelle de son gisement. Résultat : près de 50 ans d’exploitation… et tout un territoire qui prend forme.

Bref, sans Lamaque, pas de village de Bourlamaque. Pas de Val-d’Or comme on la connaît aujourd’hui. Pas de route, pas de voie ferrée, pas de premier réseau électrique. Bref, un solide morceau de notre histoire régionale, à visiter pour vrai.

Et tant qu’à faire, pourquoi ne pas descendre à 300 pieds sous la surface avant la fin de l’été? La Cité de l’Or de Val-d’Or te propose deux sites historiques complémentaires : une expérience souterraine marquante et la visite des installations de surface, dont l’ancien laboratoire d’analyse où l’on t’initie à la transformation de l’or.

Les visites ont lieu du mercredi au dimanche jusqu’au début du mois de septembre, puis uniquement les vendredis, samedis et dimanches jusqu’à l’Action de Grâce.

À noter pour la visite sous terre : il faut avoir 6 ans et plus, mesurer au moins 1,09 m, porter des vêtements chauds et des chaussures fermées. Tes orteils te remercieront.

Le plus dur, avec toutes ces belles suggestions, c’est de choisir. Le temps file à toute vitesse et non, tu n’auras pas le temps de tout voir… à moins de t’offrir quelques jours de congé de dernière minute. (On dit ça, on dit rien.)

Mais pas de stress. Ici, on a toujours un plan B. Fais-toi une liste des arrêts que tu n’as pas eu le temps de découvrir cet été et garde-la précieusement pour l’an prochain. Une promesse de retour, en quelque sorte. Comme ça, rien ne se perd. Tout se poursuit.

Bonnes découvertes, cette année… et la prochaine.

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