Aux Racines du p’tit Isidore, on est plus près du glamping que du camping. Ici, on dort en pleine nature, oui, mais avec juste ce qu’il faut de confort. Une expérience un brin plus rustique qu’une nuit en chalet, sans tomber dans le camping pur et dur. Bref, un bel entre-deux.
Derrière ce projet, il y a Karine Landry. Une entrepreneure passionnée qui a imaginé une façon différente de se déposer, dehors, loin du bruit, mais près de l’essentiel. Suis moi pour un séjour aux Racines du p’tit Isidore et, par la même occasion, fais la rencontre de Karine. Parce qu’ici, l’expérience passe autant par le lieu… que par la personne qui l’a fait naître.
« C’est comme si ça leur prenait un petit moment pour perdre le beat pressé de la ville et se réhabituer au rythme de la nature. »
Karine Landry
Séjour tout confort
Les yourtes sont bien isolés pour affronter le froid et chacun est équipé d’un petit poêle à bois qui t’attend déjà allumé à ton arrivée. Oui, oui. Le confort commence là. L’énergie solaire alimente le site, une toilette se trouve à l’intérieur et tout est pensé pour que tu te sentes bien, sans compromis.
Elles sont installées juste assez loin dans la forêt pour offrir une vraie intimité. Assez loin pour décrocher. Assez près pour savoir que Karine reste toujours au bout du fil, au besoin. De la vaisselle à l’eau potable, tout est sur place. Même la literie et les petites pantoufles sont fournies. Il ne te reste qu’à apporter tes effets personnels et ta nourriture.
Une fois installé, tu peux laisser aller le reste. Cuisiner tranquillement. Dormir longtemps. Jouer dehors. Lire. Ne rien faire aussi, si ça te tente. Aux Racines du p’tit Isidore, tu t’isoles en toute sécurité pour un séjour où la déconnexion n’est pas une promesse… c’est une évidence.

Une passionnée de la nature

Karine a trouvé sa voie en forêt, alors qu’elle animait des ateliers pour des élèves du secondaire. Sur le terrain, au contact des jeunes, un constat s’est imposé. Beaucoup d’ados étaient profondément déconnectés de ce qui les entourait. Incapables de reconnaître les essences d’arbres locales. Sans trop savoir comment pousse une carotte.
Pour Karine, la surprise est grande. En Abitibi-Témiscamingue, entourée de nature et d’agriculture, elle s’attendait à ce que cette connaissance fasse presque partie du quotidien. Mais non. Et c’est là que tout a commencé.
De ce choc est née une première mission : aider les gens à reconnecter avec la nature. Leur redonner des repères. Partager ce qu’elle sait, simplement, généreusement, avec le plus grand nombre possible. Parce que comprendre le territoire, c’est souvent la première étape pour vraiment l’habiter..
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Avant tout, Karine est une amoureuse de la nature. Et son parcours, loin d’être linéaire, en dit long. Elle commence par des études collégiales en foresterie, puis travaille en protection de la faune au sein de la fonction publique. Le territoire, elle l’a appris, parcouru, observé.
Puis vient le retour aux sources. Karine reprend la ferme maraîchère de son père, le « p’tit Isidore », qui donnera aussi son nom à l’entreprise. Un lieu chargé de souvenirs, bordé par la forêt et traversé par les sentiers qui ont marqué son enfance.
Rêveuse, curieuse, elle se met à imaginer la suite. Et l’idée s’impose naturellement : l’hébergement alternatif. Parce que ces bois-là, elle les connaît. Parce qu’ils invitent à ralentir. Parce qu’ils offrent exactement ce dont on a tous besoin parfois : un endroit pour décrocher du stress du quotidien et renouer avec la nature, pour vrai.
Les multiples chapeaux de Karine
Tour à tour gestionnaire, comptable et hôte attentionnée, Karine enfile aussi le rôle de guide pour celles et ceux qui séjournent dans ses hébergements, yourtes ou chalet.
Sur les sentiers, elle partage avec plaisir ses connaissances de la faune et de la flore locales, tout en menant ses visiteurs vers ses coins préférés. Les beaux spots, les vrais. Ceux qu’on ne trouve pas sur une carte, mais qu’on découvre en marchant.
Toutes sortes de clients pour toutes sortes d’expériences
Selon Karine, il n’existe pas de profil type pour celles et ceux qui séjournent aux Racines du p’tit Isidore. Elle accueille des familles, des personnes seules, des groupes d’ami.e.s… et même des motoneigistes. Parce que oui, les yourtes, et bientôt les deux chalets, sont accessibles en toute saison.
Ce que tout ce monde a en commun, par contre, c’est ce qui se passe une fois sur place. Karine le remarque vite. « Souvent, les gens arrivent un peu sur le nerf. Ils écoutent les consignes, mais ils ont surtout hâte que je les laisse tranquilles. » Puis, après quelques jours, le même phénomène se répète. Les épaules descendent. Le regard s’ouvre. La discussion devient plus facile. « C’est comme s’il leur fallait un moment pour perdre le beat pressé de la ville et se réhabituer au rythme de la nature. »
Et honnêtement, on comprend. Difficile de rester tendu quand le bois crépite doucement dans le poêle, que le ciel s’étire à l’infini à travers le grand hublot au-dessus du lit, sur la mezzanine, et que le silence prend toute la place. Ici, le temps ralentit. Et ça fait du bien.

Une entreprise familiale
Les Racines du p’tit Isidore, c’est avant tout une histoire de famille. Une histoire qui s’enracine depuis plus de trois générations. Le nom de l’entreprise fait d’ailleurs directement référence au père de Karine, que tout le monde à Montbrun appelait affectueusement « le p’tit Isidore », tant il ressemblait à son propre père, Isidore. Celui-là même qui fut parmi les premiers à s’installer dans la région et à y bâtir une maison en bois rond.
Avec le temps, son fils a repris le flambeau et mis les terres familiales à profit en lançant l’exploitation maraîchère. Une ferme qui sera ensuite reprise par Karine et son conjoint de l’époque. Une continuité naturelle, nourrie par le territoire et le travail bien fait.
Aujourd’hui encore, la famille reste bien présente. Les parents de Karine s’impliquent toujours dans l’entreprise. Son père a même participé à la conception d'un chalet, qui a accueilli ses premiers visiteurs en décembre 2022. Et autour d’eux, l’aide ne manque pas : la fille de Karine, les enfants de son nouveau partenaire, sans oublier les neveux et nièces qui viennent régulièrement prêter main-forte. « Ils n’étaient pas exactement enthousiastes au début, » explique Karine, « Ils trouvaient que j’étais un peu dull de leur demander d’arracher des mauvaises herbes, de transporter de la terre et tout ça… Cependant, aussitôt qu’ils ont vu leur première récolte, ils ont compris pourquoi ils avaient fait tout ce travail et ils étaient vraiment fiers. Maintenant, c’est beaucoup plus facile de les convaincre de m’aider! ».
Comme quoi, aux Racines du p’tit Isidore, le territoire ne nourrit pas seulement la terre. Il fait aussi pousser le sentiment d’appartenance.



Une offre variée et des plans d’envergure
En plus de la yourte où Simon et moi avons passé la nuit, Les Racines du p’tit Isidore proposent actuellement deux autres options d’hébergement : une seconde yourte et un chalet octogonal perché au sommet d’un escarpement rocheux, avec une vue franchement spectaculaire. Du genre qui fait dire « wow » sans forcer.
Et ce n’est pas fini. Karine envisage aussi l’ajout d’un nouveau chalet pouvant accueillir six personnes d’ici la fin de 2022. Du côté du maraîchage, les idées poussent tout aussi vite. Elle aimerait agrandir ses installations et aménager des kiosques pour y vendre des produits régionaux.
Bref, les projets ne manquent pas. L’énergie non plus. Aux Racines du p’tit Isidore, ça continue de grandir, tranquillement, mais sûrement.
Comme je le disais, Simon (mon conjoint) et moi avons dormi dans l’une des yourtes. Une seule nuit. Clairement pas assez. L’envie de rester plus longtemps était bien là.
Cette nuit-là, on était aux premières loges pour la toute première neige. Couchés sur la mezzanine, le regard plongé dans le ciel, on a vu le paysage changer doucement. J’ai tardé à fermer l’œil, hypnotisée par les arbres qui dansaient dans le noir. Un de ces moments qu’on ne veut pas brusquer.
Au matin, j’avais hâte. Le café, le petit déjeuner cuisiné sur place, sur le petit four au gaz. Simple. Réconfortant. Et soyons honnêtes : si tout goûte meilleur en camping, dans une yourte, c’est carrément exponentiel.
Je garde un souvenir doux et marquant de ce court séjour. Et une chose est sûre : ce n’était qu’un avant-goût. L’expérience, je compte bien la répéter cet hiver.
Pour réserver ton séjour aux Racines du ptit Isidore contacte Karine au 819-637-2144 ou karine@rdpisidore.com.
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