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Une tournée automnale des expositions d’art visuel

Mise à jour : 6 octobre 2025

Le vent dans les feuilles, la petite pluie, les petites laines et les vieux films d’après-midi sous la doudou; l’automne a ce petit quelque chose de nostalgique. L’art est catalyseur d’émotions, l’automne est une saison propice à la mélancolie. Si l’automne a aussi cet effet sur toi, voici un circuit d’expositions en art visuel qui te fera ressentir des choses. Aux 5 coins de l’Abitibi-Témiscamingue, t’attend un parcours d’installations, de dessins, de photographies, de sculptures, de peintures, etc. Laisse-toi porter par les émotions que t’inspireront ces visites.

L'Abitibi-Témiscamingue sur vinyle, par Félix B. Desfossés

Centre d’art de La Sarre
du 11 septembre au 28 novembre 2025

Journaliste musical depuis 2005, Félix B. Desfossés est reconnu pour sa passion contagieuse pour l’histoire de la musique et l’actualité culturelle d’ici. Entre Rouyn-Noranda et Montréal, il partage son temps entre recherches, chroniques radio et projets qui mettent en lumière le talent québécois. Si tu écoutes ICI Musique ou Radio-Canada Première, sa voix t’est sûrement familière.

Parmi ses projets, « L’Abitibi-Témiscamingue sur vinyle » se démarque. Lancée en 2017, cette installation fait revivre le patrimoine musical régional, surtout celui de l’Abitibi-Ouest. On y retrouve des disques, instruments, costumes de scène et tout ce qui rappelle la vitalité musicale de 1940 à 1980. Grâce à des codes QR, les visiteurs peuvent même écouter des extraits et plonger dans les sons d’une époque où le vinyle régnait en maître.

On y croise des figures marquantes comme Dany Aubé, Raoul Duguay et Diane Tell, et une belle diversité de styles, du rock au country. Pour Félix, cette expo est une façon de rappeler qu’en matière de créativité, le Québec n’a rien à envier à personne.

Avec ce projet, il souhaite redonner vie à des trésors musicaux trop souvent oubliés et raviver la fierté de notre culture musicale. Une belle manière de revisiter notre identité à travers les voix, les rythmes et les histoires qui ont façonné le territoire.

Itinérants, de Mary Hayes

Centre d’exposition d’Amos
du 26 septembre au 16 novembre 2025

Avec « Itinérants », l’artiste Mary Hayes réagit de façon sensible et puissante à la crise climatique et à tout ce qu’elle entraîne : la guerre, le déracinement, la perte, l’extinction. Ses personnages errent dans un monde qui change, secoué par des bouleversements aussi physiques qu’émotionnels. La couleur devient ici un langage. Elle fait le pont entre le monde extérieur et ce qui se passe à l’intérieur de nous : nos peurs, nos espoirs, nos zones de calme et de tempête.

À travers ses tableaux, Mary Hayes raconte une odyssée humaine : celle de la recherche d’un lieu sûr, d’un refuge, d’un « chez-soi » dans un monde en mouvement.

Àgua Viva, de Marcella França

Centre d’exposition d’Amos
du 26 septembre au 23 novembre 2025

Avec « Água Viva / L’eau vivante », l’artiste brésilienne-canadienne Marcella França nous plonge dans une expérience multimédia immersive qui explore notre lien intime avec l’eau. À travers des œuvres à la fois physiques, métaphysiques et émotionnelles, elle nous invite à réfléchir à la crise climatique et à l’impact du réchauffement global sur cet élément vital, et sur nos vies. Certaines pièces abordent aussi la connexion entre l’exploitation de la nature et celle des corps féminins, soulevant des questions profondes sur le respect, la vulnérabilité et la force.

L’exposition cherche à créer une connexion émotionnelle entre le public et ces enjeux, en utilisant la technologie comme passerelle vers une expérience sensorielle et consciente. Une rencontre où l’eau devient miroir de la planète, mais aussi de nous-mêmes.

Un jardin la nuit, par Caroline Hayeur et D. Kimm

Le Centre d’exposition du Rift
Du 26 septembre au 15 novembre 2025

Signé par la photographe Caroline Hayeur et l’artiste interdisciplinaire D. Kimm, « Un Jardin la nuit » est une exposition immersive où images, sons et poésie se rencontrent. Les vidéos projetées en grand format sont portées par la musique rêveuse et festive de Guido Del Fabbro, et accompagnées d’une série de 26 photographies noir et blanc imprimées sur textile.

Pendant cinq ans, les artistes ont filmé la nuit avec des caméras de chasse infrarouges, accumulant des centaines d’heures d’images dans la campagne de Montcerf en Outaouais et dans un jardin montréalais. Résultat : un regard rare sur la vie nocturne : des chevreuils, des ratons, un renard, un lapin, captés dans leur monde à eux, pendant que la végétation poursuit son cycle, loin des regards humains. Le tout prend la forme d’un poème visuel en noir et blanc, parfois surréaliste, où surgissent aussi des objets étranges, des présences fantomatiques et même une luciole animée signée Claude Cloutier. À la fois mystérieux, touchant et amusant, « Un Jardin la nuit » fait voyager entre émerveillement, curiosité et ce petit frisson qu’on ressent quand la nuit transforme les lieux qu’on croyait connaître. Une expérience pour tous les âges, à mi-chemin entre rêve et réalité.

Dialogue V : art sámi et inuit, par Ed Pien

Musée d’art de Rouyn-Noranda
DU 02 novembre au 12 janvier 2025

Pour cette cinquième édition du cycle « Dialogue », les co-commissaires Virginia Pesemapeo Bordeleau et Vanessa Bell mettent en lumière le travail des femmes artistes inuit du Nunavik et sámi du territoire norvégien.

Pour créer cette rencontre artistique, elles se sont rendues au Sámi Dáiddaguovddáš (centre Sámi pour l’art contemporain) à Karasjok, où elles ont découvert le travail de Máret Ánne Sara et Marte Lill Somby. À travers les échanges, les balades sur le territoire, les discussions autour d’un thé ou d’un repas, un dialogue s’est tissé avec les artistes inuit Niap, Prim et Ulivia Uviluk, donnant naissance à un corpus unique, à la croisée des cultures et des expériences.

Comme partout dans le monde, les cultures évoluent, et l’art aussi. Aux motifs traditionnels s’ajoutent aujourd’hui des préoccupations politiques, environnementales et féministes. Cette exposition propose de dépasser les clichés pour présenter les voix des femmes dont le travail mêle innovation et tradition. Au cœur du projet se trouve le concept sámi de daiddaduodji, qui combine artisanat traditionnel (duodji) et art contemporain (dáidda).

Dialogue V montre aussi combien le destin des femmes autochtones est lié aux territoires qu’elles habitent et aux animaux qui les peuplent, révélant un parallèle entre histoire coloniale, corps et espace naturel.

« Mon rapprochement avec les peuples autochtones est un rêve que je caresse depuis des décennies. Ce projet visionnaire et mobilisateur s’inscrit donc parfaitement dans mon parcours hors des sentiers battus visant au décloisonnement des disciplines créatives et à mon désir de rassembler, de guider, de transmettre et de faire rayonner. »

Jean-Claude Poitras, C.M., O.Q., ChoM, designer pluridisciplinaire et artiste en arts visuels

TRESSAGES, par Jean-Claude Poitras à la rencontre des peuples autochtones

VOART Centre d’exposition de Val-d’Or
du 10 octobre au 9 novembre 2025

Avec « TRESSAGES », le VOART Centre d’exposition de Val-d’Or présente une démarche de co-création unique qui a réuni, pendant six mois, des artistes des 11 Nations autochtones du Québec autour du designer pluridisciplinaire et artiste en arts visuels Jean-Claude Poitras et de son équipe. Ensemble, ils ont exploré les liens entre identité, mémoire, culture et haute couture.

Chaque artiste a imaginé une pièce inspirée de son histoire personnelle et culturelle, transformée ensuite en une œuvre à part entière. Le résultat : 11 créations fortes et singulières qui font dialoguer les traditions autochtones et l’univers de la mode contemporaine.

« Mon rapprochement avec les peuples autochtones est un rêve que je caresse depuis des décennies. Ce projet visionnaire et mobilisateur s’inscrit donc parfaitement dans mon parcours hors des sentiers battus visant au décloisonnement des disciplines créatives et à mon désir de rassembler, de guider, de transmettre et de faire rayonner. À l’heure de la cocréation, cette collaboration inédite avec des artistes multidisciplinaires se veut une passerelle porteuse de sens et d’émotions. » explique Jean-Claude Poitras, C.M., O.Q., ChoM, designer pluridisciplinaire et artiste en arts visuels.

À travers ces œuvres, « TRESSAGES » célèbre la créativité vestimentaire comme forme d’expression identitaire et artistique. Le public y découvre des vêtements porteurs d’histoires, nés de la rencontre entre les archives du grand créateur québécois Jean-Claude Poitras et la vision actuelle d’artistes autochtones multidisciplinaires.

Une exposition où chaque fibre raconte une rencontre, chaque motif une mémoire.

TRILOGIE

VOART Centre d’exposition de Val-d’Or
du 10 octobre au 30 novembre 2025

Né d’un partenariat entre le Conservatoire de musique de Val-d’Or, le VOART Centre d’exposition de Val-d’Or et le Festival de contes et légendes en Abitibi-Témiscamingue, « TRILOGIE » est un projet transdisciplinaire où les arts se répondent. Chaque œuvre visuelle, qu’elle soit picturale, sculpturale, installative ou numérique , a été jumelée à un·e conteur·e et à un·e musicien·ne. Ensemble, ils donnent vie à cinq créations originales où l’image, la parole et le son s’entremêlent pour créer un univers sensoriel inédit.

Pendant le Festival de contes et légendes (du 16 au 19 octobre 2025), les œuvres seront présentées « en chantier », hors des murs du centre d’exposition. Par la suite, elles prendront place au VOART Centre d’exposition de Val-d’Or pour une diffusion complète.

Les cinq trios d’artistes en action :

  • Christian Ponton (art), Pierre Labrèche (conte), Félix Dion (musique)
  • Dominic Lafontaine (art), Louise Magnant (conte), Eve-Emmanuelle Girard (musique)
  • Geneviève Hardy (art), Marta Saenz de la Calzada (conte), Ekaterina Mikhaylova-Tremblay (musique)
  • Julie Mercier (art), Claude Boutet (conte), Pete Chamberland (musique)
  • Sabrina Forget-Matte (art), Céline Lafontaine (conte), Marie-Elaine Dontigny Morin (musique)

TRILOGIE, c’est une invitation à vivre l’art autrement : là où la création devient rencontre, récit et émotion partagée.

Échos oniriques : Exploration des rêves, par Thibault Laget-Ro

VOART Centre d’exposition de Val-d’Or
du 10 octobre au 30 novembre 2025

En poursuivant son exploration des flux migratoires entre l’Amérique centrale et l’Amérique du Nord, Thibault Laget-Ro s’intéresse à la notion du Jardin d’Éden comme terre promise. À travers cette réflexion, il met en lumière la réalité paradoxale vécue par de nombreux travailleurs agricoles sud-américains confrontés aux exploitants nord-américains de Californie ou du Texas : celle d’atteindre son rêve, mais d’en devenir esclave pour survivre.

Au-delà du Jardin d’Éden évoque le royaume des rêves, un territoire onirique empreint de symboles et de récits, où les rêveurs s’évadent pour explorer un monde sans barrières. L’artiste y traduit l’ambivalence des émotions ressenties lorsque l’objectif semble atteint, entre accomplissement et désillusion.

Ses œuvres, vibrantes et colorées, laissent une grande place à la nature, métaphore du champ des possibles. Les personnages sans visage qu’il y dépeint deviennent les reflets universels de l’humanité, anonymes et pourtant familiers.

Six œuvres seront présentées dans l’espace public de Val-d’Or, le long de la piste cyclable du boulevard Jean-Jacques Cossette ainsi qu’en façade du Complexe culturel Marcel-Monette (600, 7e Rue, Val-d’Or).

« Cette ultime exposition est un hommage à ceux et celles que la maladie d’Alzheimer emporte lentement, comme une force invisible qui efface feuille, branche, racine et écorce de l’arbre. »

Jacques Pelletier

Ils étaient autrefois… des arbres…, par Jacques Pelletier

VOART Centre d’exposition de Val-d’Or
du 10 octobre au 30 novembre 2025

Jacques Pelletier présente « Ils étaient autrefois… des arbres…», une série de sculptures façonnées à partir de bois flotté. Par ce corpus, l’artiste offre un regard empreint d’émotion et de poésie sur la transformation douloureuse d’un être aimé, celui qui, tel un arbre déraciné, devient bois flotté, porté par les vagues de l’oubli.

« Cette ultime exposition est un hommage à ceux et celles que la maladie d’Alzheimer emporte lentement, comme une force invisible qui efface feuille, branche, racine et écorce de l’arbre.», explique Jacques Pelletier.

L’art caché de nos aîné.es, exposition collective

VOART Centre d’exposition de Val-d’Or
du 10 octobre au 30 novembre 2025

« L’art caché de nos aîné·es »,met en lumière, pour la première fois, les créations artistiques inédites de personnes âgées de la communauté. Sous l’initiative de Daniel Aubé, travailleur de milieu auprès des aîné·es, cette exposition prolonge la Semaine des personnes aînées à Val-d’Or (du 1er au 7 octobre 2025).

Souvent réalisées dans la discrétion, pour le simple plaisir de créer, ces œuvres témoignent d’un formidable héritage de sensibilité, de mémoire et de talent, révélant la richesse artistique de nos concitoyen·nes.

Nous continuons à couler dans un corps aqueux, par Lina Choi

Écart
du 28 août au 26 octobre 2025

Ça part de presque rien : d’abord une curiosité pour les sons, ensuite l’acquisition, de prime abord anodine, d’un enregistreur portatif, puis le surgissement d’une question : qu’est-ce que je veux enregistrer ? Enfin, une réponse : Je veux enregistrer l’eau. Ainsi commence l’exploration de Lina Choi qui, au gré de résidences et de performances artistiques, entame la création de paysages sonores. Ceux-ci se dessinent à travers la pluie qui s’abat, les rivières qui s’écoulent, et cherchent à percer le mystère de l’apaisement que l’eau et ses mélodies provoquent chez nous.  
 
Dans le cadre de son passage à l’Écart, l’artiste se questionne sur l’origine de cette fascination envers les eaux, qu’elle lie à l’expérience universelle, mais sans mémoire, du vécu prénatal. Par la confection d’une structure reproduisant la forme de l’utérus dans laquelle seront diffusés les sons capturés auprès de cours d’eau environnants, Lina Choi tente de reproduire cet univers intime qui précède le contact avec le monde extérieur, et invite le public à y plonger. Par cette superposition des eaux maternelles et des eaux naturelles dans lesquelles on baigne quotidiennement, l’artiste espère éveiller la discussion et recueillir les témoignages pour éclairer notre rapport à l’eau et rétablir le lien qui nous unit à elle.

— Texte de Gabrielle Izaguirré Falardeau

Roca Daurada, par Carol Priego

Écart
du 28 août au 26 octobre 2025

Ancrée dans les luttes sociales et écologiques, la démarche de Carol Priego s’oriente ici vers la conceptualisation du paysage et explore la frontière – souvent poreuse – entre celui-ci et sa propre représentation. Intéressée par les méthodes photographiques expérimentales, l’artiste interroge le rôle des clichés produits et exportés dans un contexte de colonisation et d’exploitation des ressources naturelles. Elle questionne l’impact de ces images sur l’imaginaire collectif et la légitimation d’actes de dépossession culturelle et territoriale. Comment les horizons sont-ils modifiés et définis par la présence humaine, tout en émergeant à partir de celle-ci? Quel regard poser sur les archives et les histoires qu’elles mettent en scène? 

Cette fois, Carol Priego expérimente à partir du concept du daguerréotype, dont les matériaux nécessaires à la production sont également ceux extraits du sol. Dans le cas précis de Rouyn-Noranda, où les premières archives visuelles ont été captées de cette manière, les métaux permettant d’immortaliser le paysage sont alors les mêmes qu’on y prélève et qui le contaminent. Dans la mise en relation du paysage et de son imagerie, l’artiste explore aussi le caractère vivant et la mémoire de celui-ci. Qu’est-ce qui se révèle dans les traces visibles, invisibles, humaines, historiques et parfois toxiques qui traversent les couches du paysage? 

Durant son séjour à l’Écart, Carol Priego mène une recherche autour du daguerréotype géant, qu’elle réinterprète à partir de matériaux bruts — bois et cuivre — afin de former une hyperbole du paysage et de sa propre incarnation en tant que sujet politique. Au fil des échanges et des récits partagés autour d’elle, l’oeuvre finira sans doute, à son tour, par devenir paysage.

— Texte de Gabrielle Izaguirré Falardeau

Pérambulations, par Andes A. Beaulé et Gabrielle Izaguirré Falardeau

Écart
du 28 août au 26 octobre 2025

Depuis deux ans, les Éditions du Quartz et l’Écart évoluent au sein des mêmes locaux. Souhaitant pousser plus loin l’idée de la cohabitation, Marie Noëlle et Audrée, directrices de chacune des organisations, se sont unies autour d’une collaboration interdisciplinaire : « Pérambulations ».

À l’image d’une promenade en terres inconnues, « Pérambulations » s’offre comme un terrain propice aux rencontres, à la découverte, aux égarements, peut-être, et à l’apprentissage, sûrement. Pensé comme un dialogue entre deux artistes et leurs démarches respectives, le projet initiera une correspondance entre l’autrice Gabrielle Izaguirré-Falardeau et l’artiste visuel·le Andes Beaulé.

Ensemble, iels échangeront autour de thématiques communes en questionnant l’idée de chez-soi et ce qui l’entoure. Dans un contexte de grands bouleversements, de crises multiples et d’inégalités croissantes, que signifie être chez soi? S’agit-il d’une réalité accessible à toustes? D’un droit inaliénable? D’un prétexte pour l’intolérance ou d’un levier pour l’accueil? D’une idée à redéfinir? D’une communauté plus que d’un lieu?  

Au gré des réflexions, des témoignages, des discussions et des chemins parcourus émergeront des idées, des textes, une exposition, un livre même, mais surtout, un espace et un processus d’exploration sans destination précise, définis d’abord par la curiosité envers l’autre, envers ce qui l’habite. 

— Texte de Gabrielle Izaguirré Falardeau

En solo, avec ta nièce, ton grand-père ou ta tante Huguette, je t’invite à voyager dans un nouvel univers artistique. La découverte d’œuvres est souvent le déclencheur de beaux échanges avec soi-même ou avec la personne qui t'accompagne. Pis, mettons qu’au niveau du choix des thèmes, des médiums et des galeries, on est grayé.e.s en Abitibi-Témiscamingue cet automne!